Protection sociale : de bonnes raisons de collaborer avec les startups !

L’exploration de nouveaux sentiers technologiques est essentielle pour toutes les entreprises, tant elles constatent de nouveaux besoins et usages chez leurs clients. La création d’offres et de services innovants tout en améliorant la relation client est désormais au cœur de toutes les préoccupations. Mais utiliser les nouvelles techniques permet également de réduire les coûts et les délais de service. Pour la protection sociale, l’association avec des startups offre de l’agilité, de la réactivité, de nouveaux services et l’occasion de repenser les circuits internes.

Dans le contexte de vieillissement de la population et de l’augmentation des dépenses de santé, l’accompagnement du patient va être de plus en plus important. Ainsi la startup française Observia a pris conscience qu’améliorer l’observance permettrait de faire gagner 2 milliards d’Euros supplémentaires par an à l’Assurance maladie ce qui équivaut à 1 million d’hospitalisations supplémentaires et 8.000 décès liés au mauvais respect des traitements par les patients. Ainsi dans un monde où l’observance serait parfaite, la Sécurité sociale ne connaîtrait pas comme en 2016, un déficit global de 7,8 milliards d’euros. D’ailleurs bon nombre de startups veulent promouvoir le mieux vivre afin que les personnes restent en bonne santé le plus longtemps possible, ou qu’elles vivent mieux leur maladie. Dans ce contexte, Qalyo analyse la santé de chacun « selon les règles médicales établies par la Haute Autorité de Santé ».

D’autres applications développées par des startups améliorent et modernisent la santé au travail avec le suivi d’états de santé sur une tablette équipée de tests de repérage avancés et d’objets connectés, accompagnés d’un(e) infirmier(e). Cela permet à chaque collaborateur d’avoir accès à tout moment à ses données de santé et de bénéficier d’un suivi individuel plus personnalisé. Cela permet aussi au médecin du travail d’avoir accès à l’ensemble des données pour mieux cibler ses plans d’actions de prévention, en mesurer leur impact dans l’entreprise et échanger de façon constructive avec les DRH et les partenaires sociaux. Certaines startups d’ailleurs unissent leurs forces au sein du label Happy Tech, qui vise à fédérer et à promouvoir les innovations pour lutter contre le mal-être au travail, cause de nombreux burn-out et/ou dépressions qui participent significativement aux déséquilibres financiers du régime des arrêts de travail.

Les startups permettent aussi d’accéder plus simplement à des régimes de protection sociale en misant sur la simplicité de la souscription et l’immédiateté de la relation client. En quelques minutes, en ligne, des startups permettent aux entreprises de souscrire santé et prévoyance pour tous leurs collaborateurs, ou bien de répondre instantanément grâce à des chatbots, 7 jours  sur 7, à des questions spécifiques sur la complémentaire santé, la prévoyance, la retraite,… .

D’autres startups comme Wemind, proposent aux freelance, population avec une protection sociale limitée, en cas d’accident ou d’arrêt maladie, un package de services comparable à ce dont bénéficient les salariés d’une grande entreprise.

La grande force des startups réside dans leur capacité à sortir du cadre « classique » et de délivrer des services utiles pour tous. Les entreprises, dans tous les secteurs d’activité, doivent conclure des partenariats avec des startups pour de multiples raisons, en particulier pour : renforcer et enrichir un savoir-faire métier, dynamiser les modes de travail et les processus internes, développer des services innovants et contribuer à leur développement.

Jean-Luc Gambey

Expert des questions d’assurance et de protection sociale

jl@gambey.me